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Charbonnière Blanchette

Article publié le mercredi 21 mars 2018.


Une nouvelle charbonnière a animé l’écosite du même nom pendant plusieurs jours et spécialement le week end du 10 et 11 mars. Nous avions décidé d’investir un emplacement bas dans la colline de la Suque et de concentrer nos animation sur ce seul endroit. Cela a très grandement facilité nos opérations de manutention et de déplacements. Grace à un quad, gracieusement prêté par Cédric Lavabre, nous avons transporté le bois et le matériel dans une remorque jusqu’à la charbonnière. La remise en état du site, très abimé par les sangliers s’est fait partiellement. Puis la neige vint et vainc. Suivi de quelques jours de pluie. Le montage de la meule a été retardé et finalement en ordre la veille de la premiere visite. De fait j’avais une crainte de ne pas avoir assez de terre et finalement ça a été. Une belle terre noire des cuissons précédentes, le fraisil en terme charbonnier.

Quelques promeneurs sont passés par là. Et le mercredi avec René et sa maitrise de techniques du feu, nous avons reçu un sympathique groupe de personnes mal-entendantes. 8 enfants et 3 accompagnants interprètes de la langue de signes, qui découvraient avec émerveillement et un peu de crainte pour certain, la « jungle » des garrigues. Nous avons abordé un grand nombre de sujets, de l’origine des garrigues aux activités passées. Un belle rencontre et un bel échange, le manque de paroles rend plus fort la volonté d’échanges.

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Allumage le jeudi. La météo est bonne, la fumée blanche remplie la clairière, un moment fort toujours aussi important pour moi, je me sens pleinement charbonnier. Les soir les copains passent prendre leurs bouffées de fumée à la senteur de pomme, y en a ! L’occasion de boire ensemble dans le noir un verre au gout de partage sous la voute étoilée.

Vendredi la pluie s’invite avec de fortes rafales de vent. Réfugiés dans la cabane, qui résiste très bien et ne prend pas l’eau, ma compagne et moi, veuillons sur la charbonnière baptisée Blanchette en raison de la neige. La pluie ne dérange pas la cuisson, seul le vent déséquilibre la descente du feu. Avec une petite meule, 3 stères, il est difficile de rattraper la différence faute de puissance calorique.

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Samedi, l’équipe de la section patrimoine arrive petit à petit. Tout le monde a mis sa parka mais les sourires sont au rendez vous. Nous avons tendu des bâches, la ZAD des garrigues libres prend forme. Tout le monde s’active, la neige a cassé un grand nombre de branches de pins et de chênes verts. Nous les entassons tout autour du lieu de vie, le feu, qui fume tellement il est humide. Une petite équipe se forme pour un atelier vannerie sauvage sous la conduite de notre vannière Martine. Le bois « sec » s’entasse, les bâches sont presque étanches, le mur végétal nous abrite, la nuit tombe, on est bien au coin du feu. Chacun a apporté son casse-croûte et la musique des « pops » à l’ouverture de bonnes bouteilles rythme une belle soirée fraternelle.

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Dimanche, maitre soleil daigne se lever, il est temps de tomber les bâches et redonner un aspect propre au site. voilà les premiers visiteurs qui arrivent, une belle famille avec des enfants heureux de se retrouver dans la nature, toute une aventure. Puis le public devient de plus en plus dense. Nos deux ateliers, techniques du feu et charbonnière, font le plein toute l’après midi.

Quelques randonneurs se joignent aux Quintillargais en visitent. C’était là notre volonté, accueillir des gens du village, surtout les nouveaux installés, pour leur faire connaitre le site des charbonnière et l’activité de la section patrimoine du foyer rural Les Quintillades.

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Ce fut une belle fête de la charbonnière.

Grace à la volonté et le plaisir des bénévoles actif de la section patrimoine.

Merci

Martial le charbonnier

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