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Le livre des Quintillargais

Article publié le lundi 10 septembre 2007.


L’équipe de rédaction, renforcée par de nouveaux rédacteurs, va achever son oeuvre cette année 2008.

Nous recherchons toujours de nouveaux documents ou témoignages.

Contact par mail, martiacq@wanadoo.fr ou téléphone 04 67 55 35 51

Sont prévus deux projections avec les films sur Fernande Plagniol et "les Italiens des garrigues".

Extraits de témoignages

M. Jean Julien "Dans les années 40-45 on débardait les pins du bois des Courtasses avec un mulet et des chaînes. Les pins coupés à la hache par un ouvrier espagnol, étaient ensuite vendus pour faire de la pâte à papier. A cette époque, Monsieur Tréviers possédait une scierie à Quissac et fabriquait des cageots."

Mme Thérèse Miel "Quand Ste Croix était entouré de vignes et que les vignes organisaient la vie. Ainsi les photographies de l’après guerre et des années 50 que Thérèse nous a apportées, témoignent-elles de cette activité. On y voit Thérèse entourée de sa famille : son père souriant, une grappe de raisin à la bouche et l’un de ses frères portant sur la nuque un de ces lourds paniers rempli de raisin. Une autre, nous montre ses neveux grimpés sur le pressoir à vin. Charrettes et chevaux y ont aussi bonne place. Aussi Thérèse nous parle-t-elle avec émotion de cette photographie où on la voit poser, élégante, près de Lami, le cheval de son enfance dont il avait fallu se séparer."

Mme Simone Galtier"Elle se souvient ensuite de ces personnages pittoresques que les enfants chahutaient et qui ont marqué son enfance et sa jeunesse. Il en est ainsi du Caraque, un « gitan » qui vivait à Sauteyrargues. Il chantait et passait de temps à autres par Ste Croix. Les enfants aimaient à lui chiper son chapeau. Antoinette aussi, elle était mendiante et errait dans les rues. Simone nous parle de « Antonin et sa brouette, » personnage d’un autre style qui tous les jours partait en catimini à Fontanès avec sa brouette pour travailler dans les vignes. Il était si timide qu’il faisait parfois un détour pour ne pas avoir à rencontrer tel ou tel."

Mme Fernande Plagniol"Sur les conseils de Mr Perez, l’ouvrier espagnol, qui travaillait déjà les vignes avec Mr Plagniol ils firent venir un berger. Issu du même village, Mr Julio Martinez, berger professionnel qui gardait déjà des brebis dans le Gard est arrivé avec sa famille et a pris le troupeau en charge. De son côté son épouse était employée à la fabrication des fromages donnant plus de temps à Fernande notamment pour aller livrer la production. Le cheptel a très vite atteint le chiffre de 200 têtes."

M. Elie Roucher"Elie Roucher, né le 19 octobre 1866 à Sainte-Croix-de-Quintillargues, une commune rurale située à une vingtaine de kilomètres au nord de Montpellier, est entré à l’école normale le 1er octobre 1883. Sa contribution est originale : il est un des rares à accompagner son plan de celui de l’école. Le temps de travail est précisé : deux séances de 2 heures pour réaliser le plan de la commune, et cinq séances de 2 heures pour reproduire le plan de l’école, accompagné de celui du village.__Elie Roucher (promotion 1883 - 86) nous apprend que la commune de Sainte-Croix a alors 120 habitants (531 aujourd’hui), dont une population scolaire de 12 filles et 10 garçons. Les "principales cultures avant le phylloxéra" sont les vignes et les céréales. Sur une superficie totale de 662 ha, le vignoble en couvrait 110, que le parasite redoutable va réduire à 2 ! L’Est du département est en effet bien plus touché que l’Ouest. En 1885-86, seuls 20 ha ont pu être reconstitués. "

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